Locataire sans assurance

Locataire sans assurance. De jeunes adultes souscrivent systématiquement une assurance lorsqu’ils achètent leur voiture car la loi les y oblige. Par contre, il n’est pas rare encore aujourd’hui d’entendre parler de sinistrés sans assurance lorsque l’incendie d’un immeuble fait la manchette. Dans notre profession, il nous arrive d’entendre cette phrase : « Je vis en appartement mais j’ai très peu de meubles. Ça ne vaut pas la peine d’assurer ça ». Il me vient immédiatement la question suivante : « Oui mais et votre responsabilité civile? »

Imaginons la situation suivante : Vous emménagez dans votre premier appartement dans un immeuble de 12 logements bien situé et paisible. Pour l’instant, vous n’avez que bien peu de meubles même que la cuisinière et le frigo sont loués au propriétaire et donc, vous estimez que ça ne vaut pas la peine de dépenser une dizaine de dollars chaque mois pour les assurer.

Un soir tranquille, bien installé depuis quelques semaines vous provoquez accidentellement un incendie en oubliant un chaudron sur la cuisinière et les lieux sont endommagés par le feu, l’eau et la fumée. De plus, les biens de 4 de vos voisins ont été endommagés ou détruits et les pompiers ont interdit l’accès aux lieux car non sécuritaires. Ah oui j’oubliais, l’un des voisins a subi des brûlures sévères aux mains en secourant d’autres résidents. Concrètement, quelles seraient les conséquences ?

Bilan : 12 familles à la rue, des dommages matériels importants et des blessures à panser.

L’immeuble et les meubles loués de votre propriétaire ont subi des dommages pour 150 000$ qui ont été remboursés par sa compagnie d’assurance de même que la perte des loyers puisque les locataires ont dû déménager ou se reloger temporairement à l’hôtel. Perte des loyers durant plusieurs semaines. Somme perdue 25 000$.

L’indemnité payée aux 4 voisins par leur compagnie d’assurance respective pour les biens perdus et le remboursement des frais supplémentaires de subsistance s’élève au total à 110 000$.Les autres voisins qui n’ont pas subi de dommages mais qui ont dû déménager ou se reloger durant le temps des travaux ont accumulé pour 22 000$ de frais. Et pour ce voisin qui a dû subir des greffes de peau, faire de la réhabilitation et qui s’est retrouvé au chômage durant presque un an. Il a comptabilisé des pertes financières et désagréments à hauteur 150 000$.

À titre personnel, votre perte financière pour vos biens n’est pas très élevée et vous pourrez faire face. Bien que si vous aviez souscrit une assurance, le tout aurait pu être indemnisé en valeur à neuf. Donc le rachat des biens se serait fait sans dépréciation. Nouveaux meubles, linge neuf, sans oublier les frais supplémentaires pour vous reloger au lieu de vous retrouver à la rue.

un moment d'inattention - une dette à vie.

Selon vous, vers qui ces compagnies d’assurance et ces voisins se tourneront-ils pour un remboursement? Vous voilà avec une dette de plus de 400 000$ à assumer seul. Vous en auriez pour combien d’années à devoir rembourser? 25 ans, 35 ans, voire même toute votre vie. Invalidant du même coup votre cote de crédit et hypothéquant votre avenir et celui de vos enfants. Alors qu’en souscrivant une assurance habitation, c’est votre assureur qui aurait pris à sa charge les poursuites éventuelles et payé les pertes financières de toutes les personnes lésées y compris vous-mêmes.

À retenir

Que vous soyez locataire ou propriétaire, rappelez-vous qu’au Québec, les trois garanties principales d’une police d’assurance habitation sont :
1. L’assurance de vos biens.
2. L’assurance des frais de subsistances qui sert notamment à vous reloger.
3. La responsabilité civile.

Vous aimeriez en savoir plus sur ce sujet ou un autre, rien de plus facile: (418) 626-3019 ou info@chateauvert.com